« Michael Gregorio pirate les chanteurs »

Un pestacle (One (wo)Man Show, Pestacle musical) raconté par Alexiane

Michael Gregorio est un imitateur dont on n’a pas fini d’entendre parler. Et dont on parle déjà beaucoup d’ailleurs. Faut dire qu’il passe à la télé, Michael. Ça aide. Son truc à lui, c’est l’imitation chantée, avec une générosité très touchante. Nous sommes donc très loin de l’imitateur imbu de sa personne qui surfe sur le talent des autres, pour oublier qu’il n’en a pas tant, lui, finalement. (Remarquez que je ne cite aucun nom). C’est aussi un musicien, un passionné de rock, ce qui donne à son art une justesse époustouflante. Alors son Bataclan, du 16 au 31 décembre 2009 (prolongations les 13 et 14 mai 2010) il l’avait amplement mérité, soutenu par un Laurent Ruquier producteur au nez creux, qui le suit depuis 2006 déjà.

« Né à Mulhouse en 1984, Michael Gregorio fait ses débuts en 2001 en participant à l’émission Graines de Star qu’il remporte 2 fois. Laurent Ruquier le remarque en 2003, mais c’est en 2005 qu’il commence à travailler avec lui. En 2006, premier spectacle (J’aurais voulu être en chanteur). Il a aussi fait la première partie de Céline Dion en 2008. »

Michael Gregorio fait très certainement partie de mes plus belles rencontres artistiques de l’année 2009. Comme j’aime à le dire ainsi, c’est un vrai gens bon, une bonté immédiatement perceptible dans son regard et la douceur de ses gestes. Passer quelques secondes avec lui est très touchant, presque trop, comment décrire l’émotion qui m’a saisie à chaque fois ? Certainement pas par un sentiment amoureux, une attirance physique à la con, un sentiment vil et fugace. Non c’est autre chose, c’est plus rare et fort que ça. Et j’aime ces moments. Je l’ai suivi au Festival de Montreux, j’ai tenté de jouer les bien mauvaises intervieweuses. Et forcément, j’étais au rendez-vous au Bataclan. Je voulais voir Michael sur scène, entourés de ses musiciens, vivre la musique des autres qu’il incarne parfaitement. Et surtout le voir savourer l’amour du public, dont plus que d’autres, il m’a paru avoir viscéralement besoin.

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« Tout est bon dans le Cosson »

Un pestacle (One (wo)Man Show) raconté par Alexiane

Le dimanche soir, on a envie de chouette et d’accessible, de rire facilement et sans prétention. Le dimanche soir on a envie d’une petite bulle théâtrale légère, toute légère. Eh bien, c’est ce que nous propose Arnaud Cosson, tous les dimanche soirs à 20h, dans son one-man show visible au Point Virgule. Alors on oublie la nuit qui tombe à 17h et on rit.

« Dans son show original, drôle et habilement structuré Arnaud Cosson incarne des personnages un brin naïfs, parfois moqueurs, voire complètement à l’ouest. Une boulangère cul cul la praline, un braqueur de banque timide et benêt, un formateur CRS, un agent drogué du ministère de la santé et bien d’autres encore… Arnaud Cosson a les mimiques, les tics et le jeu adéquats pour ciseler au scalpel ses personnages, sans mauvais goût ni vulgarité. Son écriture efficace et sans contours vient surprendre à coups sûrs le spectateur »

Le dimanche soir je vais souvent au théâtre. Voir la scène ouverte du Fieald au Théâtre Trévise admirer Yvette Leglaire, et puis parfois je me laisse pousser vers la découverte, et hop ! je me retrouve dans une petite salle à découvrir un quasi-inconnu. C’est très chouette le théâtre le dimanche soir, moi qui suis une habituée de ce que j’appelle le rollmops, oui, oui, le rollmops, ou ces soirs où t’as presque envie de te foutre en l‘air, et puis en fait non, tu finis par regarder Capital sur la M6 en buvant un vin d’Arbois.

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