« L’entubée » avec Christelle Chollet

Un pestacle (One (wo)Man Show, Pestacle musical) raconté par Plastie & Cie

Parfois, comme ça à l’improviste, tu te retrouves à discuter quelques minutes avec quelqu’un que tu ne connais pas autrement que sur une scène, et tu te prends une claque. Bonne ou mauvaise, c’est selon. Christelle Chollet, je l’avais vue 8 ou 9 fois sur scène. Et au moins 30 de plus en DVD. Pourtant, j’imaginais qu’une femme aussi talentueuse, jolie et performante sur scène devait être très chiante à la ville. Et prétentieuse aussi. Ca me rassurait, surement, de penser ça. Parce que la perfection des autres filles, ça énerve drôlement. Alors hier, à Lyon où j’étais parce que pour rien au monde je n’aurais raté les premières de l’Entubée, j’ai fait ce que je ne fais plus depuis que je vis à Paris. Attendre l’artiste à la sortie. Je ne sais pas trop ce que j’attendais, sans doute d’être confortée dans mes a priori, parce qu’après tout ça m’aurait presque arrangée de pouvoir dire qu’elle était belle et brillante. Mais conne.

J’ai donc attendu avec une quinzaine d’autres personnes et Christelle est arrivée. Surement épuisée de l’intérieur, mais ne laissant pourtant rien transparaitre d’autre qu’un immense sourire et une joie assumée de venir se frotter au public pour le remercier … et pour l’interroger peut-être, aussi. Alors on a parlé, tous ensemble, puis par petits groupes. De l’EmPIAFée d’abord, de l’Entubée ensuite. Mais pour l’Entubée, Christelle a dit « on n’a pas voulu de journalistes ici, on fait ça entre nous, on est en résidence à Lyon puis dans plein d’autres villes pour CONSTRUIRE ce nouveau spectacle. Et quand il sera prêt, OUI, on en fera la promo, mais pour l’instant on travaille. » Alors je vais respecter ce choix de ne RIEN dévoiler de ce spectacle, parce que c’est le choix d’une bosseuse qui, en 3 soirs à Lyon, a proposé trois spectacles différents, ou plutôt a commencé – doucement mais très surement – à faire évoluer un spectacle qui à ce stade n’est qu’une ébauche du triomphe de demain.

Depuis des mois mais plus encore depuis 3 jours, jusqu’à la seconde précédant son entrée chaque soir sur scène, Christelle a répété, modifié, rerépété et remodifié encore. Pour voir l’effet produit sur le public. Et ajuster. Elle fera ça des mois encore, parce que loin d’être une fille que le succès aurait contenté, Christelle n’entend pas se reposer sur ses brillants lauriers (je te passe les standing ovations de salles combles lors des dernières parisiennes de l’EmPIAFée, mais bon CHAPEAU BAS) mais travailler encore plus. Et moi, voir une artiste de son talent et de son niveau refuser que l’on parle publiquement de son spectacle avant qu’il soit au point, j’ai trouvé que c’était d’un professionnalisme sans nom.

Donc RESPECT. Et MERCI MADAME CHOLLET, pour les étoiles plein les yeux pendant,
et pour la belle claque après. Des claques comme ça, j’aimerais en prendre plus souvent.

Alors voilà, si t’as envie de participer à la création de L’Entubée, suis Christelle et sa troupe au gré de leurs résidences. Si tu préfères attendre que tout soit millimétré et parfait, patiente quelques mois. Dans un cas comme dans l’autre, tu trouveras toutes les infos de lieux et de dates sur le site officiel. Et, même si je n’ai certainement pas le droit de te dire laquelle des chansons interprétées ce soir m’a le plus bouleversée (bordel pourtant crois bien que j’en meurs d’envie !!), je peux t’assurer que ce spectacle non-abouti là qu’a salué une salle DEBOUT, vaut bien* plus que des milliers d’autres que la presse nous vend comme achevés.

En tout cas une chose est sure, pour la 1ère de l’Entubée à Paris je serai là.
Et pour noooooooooooooombre de suivantes aussi, assurément.

*Bon par contre, 41€ pour un spectacle en création, c’est clairement abusé

 

 

 

 

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