« Pauvre France », avec Bernard Menez

Un pestacle (Boulevard, Théââââââtre) raconté par Alexiane

Un mois d’août à Paris. Des affiches partout dans le métro, Bernard Menez, ce pitch : « Victor Tabouré, teinturier à Limoges, monte à Paris pour annoncer à son fils que sa femme vient de le quitter. Il découvre avec stupeur que celui-ci vit avec un garçon. Dépassé par les événements, il tente alors par tous les moyens de sauver les apparences ».

Allez savoir pourquoi, cela m’a donné envie de foncer à l’Alhambra. Ne ricanez pas, je sais bien qu’il y avait quelques signes avant-coureurs ! Mais je voulais quelque chose de léger, découvrir Bernard Menez que je n’avais jamais vu sur scène, et que j’imaginais excellent dans ce registre (du boulevard un peu graveleux, donc). Qui plus est, habituellement je suis très bon public pour ce genre de pièce, d’acteurs. Vous lisez quand même quelqu’un QUI AIME aller au théâtre des Deux Anes, ou au Caveau de la République. (Si si). Que voulez-vous, je n’ai rien trouvé de mieux pour me sentir totalement dépaysée une soirée entière sans sortir de Paris. Mais autant le dire tout de suite : j’ai vite compris ma douleur. J’aurais néanmoins passé une bonne soirée grâce à la découverte de Fabrizio, qui tient le comique de l’ensemble de la pièce à bout de bras. Pas une mince affaire.

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« Le Technicien » (CONCOURS inside !)

Un pestacle (Boulevard, Concours, Théââââââtre) raconté par Plastie & Cie

EDIT DU 27/09 : bravo @Soprovincious (twitter) et Anne Cé qui remportent chacune 2 places pour aller acclamer Roland Giraud et Maaike Jansen au Théâtre du Palais Royal !

Je vous ai déjà parlé du sublimissime Théâtre du Palais Royal (si si, ICI), un lieu ouvert et feutré à la fois, empreint d’histoire et de magie, un vrai beau théâtre parisien comme je les chéris, où le spectacle se passe sur scène oui, mais aussi dans la salle où chaque détail raconte un peu de son passé… Mardi dernier, j’ai eu la chance d’être conviée pour voir Le Technicien, un boulevard très populaire avec Roland Giraud et Maaike Jansen. Pitch :

« Il y a 20 ans, Séverine Chapuis s’est fait plaquer par Jean Pierre son mari, un flamboyant homme d’affaires sans foi ni loi. Abandonnée, sans un sou, Séverine a rebondi et monté une maison d’édition littéraire qui aujourd’hui lui assure un train de vie confortable. Un matin, Jean-Pierre réapparaît dans le bureau de Séverine. Ce n’est plus le businessman arrogant et cynique mais un homme ruiné, quasi SDF. Il est venu lui demander pardon … et un emploi vu qu’il est chômeur en fin de droits. Séverine décide de lui redonner une chance. JP sera technicien … de surface. Mettant un mouchoir sur son orgueil, Jean-Pierre va enfiler une blouse de travail et accepter toutes les humiliations de Séverine qui va le traiter comme le dernier des larbins. Mais celui-ci n’est pas du genre à se résigner et s’il n’a plus un rond, il ne manque pas de ressources. »

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Du Feydeau au Théâtre du Palais Royal !

Un pestacle (Boulevard, Théââââââtre) raconté par Plastie & Cie

EDIT du 21/02 : bravo à Mam’zelle X, Drine et Alice qui gagnent chacune 2 places !

Il y a quelques jours, j’ai eu la chance d’être conviée à une soirée Feydeau particulière au Théâtre du Palais Royal. Une visite des coulisses (en images ICI), un after en compagnie des comédiens et deux pièces : On purge bébé et Léonie est en avance, mises en scène par Gildas BOURDET avec (entre autres) Cristiana REALI, Pierre CASSIGNARD et Dominique PINON.

On purge bébé : Monsieur Follavoine cherche à décrocher le marché des pots de chambre incassables à destination de l’armée française. Pour tenter de conclure l’affaire, il invite à dîner Chouilloux, fonctionnaire influant du ministère des armées, son épouse et l’amant de celle-ci. Mais ce jour-là, le fils Follavoine est constipé et ne veut pas prendre sa purge… et rien ne se passe comme prévu.

Léonie est en avance  : Léonie est sur le point d’accoucher avec un mois d’avance. Les mauvaises langues se délient, Les règlements de compte et les mesquineries entre beaux-parents et gendre vont bon train, l’arrivée d’une sage-femme tyrannique finit de chambouler toute hiérarchie dans la maison, et ce qui devait être un moment de joie va tourner à la catastrophe.

Si quelqu’un me disait qu’il voulait aller au théâtre pour la 1ère fois, je lui conseillerais de voir un Feydeau. Parce que Georges Feydeau c’est du vaudeville et que le vaudeville c’est du théâtre à la fois accessible et intemporel. Accessible parce que les dialogues sont fins sans être élitistes. Intemporel parce que les sujets traversent admirablement bien les époques et les générations. Bref Feydeau est une valeur sure, plus encore parce que c’est un théâtre drôle et vivant, comme je les chéris. Hein ? Dit comme ça, ça fait un peu simplet et simpliste ?

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« Thé à la menthe ou t’es citron ? »

Un pestacle (Boulevard, Théââââââtre) raconté par Alexiane

Thé à la menthe, ou t’es citron, au Théâtre Fontaine, depuis le 12 janvier 2010. Une comédie de Danielle NAVARRO-HAUDECŒUR et Patrick HAUDECŒUR , mise en scène de Patrick HAUDECŒUR et avec 
Nathalie CERDA, Jean-Luc PORRAZ, Isabelle SPADE,
Patrick HAUDECŒUR, Jean –Pierre LAZZERINI ou Bob MARTET,
 Édouard PRETET et Sandra BIADALLA.

« C’est l’histoire d’une troupe de comédiens qui répète une pièce de boulevard où il est question d’un gentleman cambrioleur qui s’est introduit chez une aristocrate. Tout y est : le cocu, l’amant dans le placard et les quiproquos attendus. Nous sommes à quelques jours de la 1ère, rien n’est prêt. C’est parti pour être un Vaudeville miteux joué par des acteurs calamiteux.
 Le soir de la 1ère arrive, et là ça tourne au délire, en une succession d’imprévus qui s’enchaînent dans une folie vertigineuse. Les acteurs tentent désespérément de récupérer catastrophes sur catastrophes. C’est une apothéose de quiproquos et de gags inattendus… c’est chacun pour soi, rendez-vous aux saluts ».

J’ai toujours adoré le théâtre de boulevard, que j’apprécie tout particulièrement pour son accessibilité et son humilité : on passe un chouette moment sans prétention, et le théâtre c’est parfois ça, aussi.  Ça devrait même l’être plus souvent, si vous voulez mon avis. Mais c’est cette humilité nécessaire qui rend l’exercice encore plus difficile : le vrai boulevard n’est pas lourd et éculé, comme on pourrait l’imaginer, au contraire, il est léger, et doit savoir de temps à autre, s’écarter de l’amant dans le placard, que l’on a vu 100 fois, 1000 fois. Et encore, et encore ?, c’est souvent l’amant que l’on va voir, sur des fauteuils élimés, et derrière un rideau qui n’a plus, depuis longtemps, bien longtemps, la vigueur de son rouge velours. Oui, on va aussi voir du boulevard pour ça. Un exercice périlleux, et rarement réussi, donc.

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