
Parfois, comme ça à l’improviste, tu te retrouves à discuter quelques minutes avec quelqu’un que tu ne connais pas autrement que sur une scène, et tu te prends une claque. Bonne ou mauvaise, c’est selon. Christelle Chollet, je l’avais vue 8 ou 9 fois sur scène. Et au moins 30 de plus en DVD. Pourtant, j’imaginais qu’une femme aussi talentueuse, jolie et performante sur scène devait être très chiante à la ville. Et prétentieuse aussi. Ca me rassurait, surement, de penser ça. Parce que la perfection des autres filles, ça énerve drôlement. Alors hier, à Lyon où j’étais parce que pour rien au monde je n’aurais raté les premières de l’Entubée, j’ai fait ce que je ne fais plus depuis que je vis à Paris. Attendre l’artiste à la sortie. Je ne sais pas trop ce que j’attendais, sans doute d’être confortée dans mes a priori, parce qu’après tout ça m’aurait presque arrangée de pouvoir dire qu’elle était belle et brillante. Mais conne.
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Je ne vous la refais pas ? Bon mais pour qui l’ignore, L’EmPIAFée est probablement mon spectacle musico-humoristique préféré depuis trois ans ! Je ne compte plus (ma banque non plus) le nombre de fois où je l’ai vu sur scène, encore moins le nombre de fois où j’ai regardé le DVD… et là qu’apprends-je ? Christelle Chollet est de retour youhouuuuuuuuuuuuuuuu !
Oui, la 1ère de l’emPIAFée s’est jouée en 2006 et, 5 ans plus tard, après être passée par plusieurs salles parisiennes, après une tournée dans plus de 150 villes (à travers la France, la Suisse et la Belgique) et après avoir joué à l’Opéra avec un orchestre philharmonique, Christelle vient boucler ces années de succès au Théâtre Comedia. Du 19 juillet au au 3 septembre, Christelle jouera pour la dernière fois l’emPIAFée, avec chaque soir des invités exceptionnels (Anthony Kavanagh, Noëlle Perna, Pascal Légitimus, Ary Abittan, Dick Rivers, Alex Lutz, Jérôme Daran, Scooby Doo, etc.) qui viendront partager la scène avec elle !
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Un pestacle (Pestacle musical) raconté par Plastie & Cie

Je ne vais pas insulter les trentenaires dont je fais partie en pitchant ce film qui a fait pleurer, danser, fantasmer, rêver et j’en passe toute une génération d’ados boutonneuses ! Déjà parce que tous TOUTES les 30/40 ans connaissent par cœur ce pitch, mais surtout parce que les trop jeunes / trop vieux trouveront de toutes façons ça beaucoup trop ringard. Bref, jusqu’à mon dernier passage à Londres, Dirty Dancing c’était Jennifer Grey et Patrick Swayze POINT BARRE. Sauf que, juste avant de m’Eurostariser, j’ai lâchement craqué pour l’affiche total rose bonbon, qui annonçait le revival de ma jeunesse : Dirty Dancing, The Musical.
Pourtant, je dois admettre que j’appréhendais un peu l’expérience. S’attaquer à un tel mythe et transposer, au théâtre, autant de vie, de danseurs, de décors etc. je trouvais ça presque trop couillu. Je craignais aussi un peu le côté « comédie musicale », imaginant que les chansons du film réinterprétées perdraient de leur puissance. Mais POINT DU TOUT mes amis ! D’abord parce que les chansons (à l’exception du final) ne sont pas chantées en live puisque ce sont les VRAIES bandes son qui sont utilisées (pour une raison très simple : les comédiens jouent/parlent avec la musique en fond, comme dans le film quoi). Ensuite parce que ce n’est pas à proprement parler une comédie musicale, juste un film transposé de la première à la dernière minute sur une scène au mille décors. Oui, les décors, un truc complètement fou : TOUTES les scènes (y compris celles de la rivière, du ponton et des pastèques, de la piscine etc.), TOUTES sont reproduites à l’identique et là, croyez-le, la prouesse technique est réellement impressionnante : non seulement les décors changent toutes les 5mn, mais surtout ils s’enchainent « naturellement » et sans interruption. Amaaaaaaaaaaaazing !!!
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Un pestacle (Pestacle musical) raconté par Plastie & Cie
Eric-Emmanuel Schmitt on déteste ou on adore je crois. Personnellement j’adore, ce qui rend nécessairement mes critiques de ses œuvres effroyablement subjectives ! Kiki Van Beethoven n’échappera donc pas aujourd’hui à la règle, on s’excuse hein. Mais d’abord, le pitch : « L’aventure d’une femme, Kiki, la soixantaine rayonnante, qui va, grâce à la musique, changer sa vie ainsi que celle de ses trois amies. Une fable sur la jeunesse perdue, les émotions refoulées, les secrets ensevelis. »
Kiki Van Beethoven est un conte philosophique, comme nous en offre souvent Schmitt. Un somptueux mélange entre un peu de « qui pourrait être vrai », un peu de « qui est drôlement inventé » et un soupçon de « p’tite morale de l’histoire qui va bien et qui fera réfléchir en sortant », le tout admirablement servi par la comédienne Danièle Lebrun, seule en scène. Bref, quoique sans surprise, un bon moment de théâtre – SI on aime les textes de Schmitt – qui repose largement sur les épaules de Danièle Lebrun dont les oscillations entre humour et gravité raviront les plus sensibles d’entre vous ! A voir, donc.
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